Bonjour à tous,
Tina, notre jeune Alpiniste nous a concocté un résumé de ce très beau Week End :
Les photos se trouvent ici
"Le rendez-vous était donné en ce samedi 6 février à 6h du matin sur le parking de Décathlon porte des Alpes.
Ne croyez pas que le week-end ne commence que lorsqu’on arrive en montagne : les membres de l’équipe jeune d’alpi mettent du cœur à l’ouvrage pour que cela commence dès la sortie du lit. C’est donc par une course d’orientation que Tina choisit de se mettre en jambe. Objectif : visiter tous les Décathlons avant d’arriver au point de rendez-vous. Après de gros efforts pour aller de Décathlon Part-Dieu à Décathlon Bron, en validant l’étape Décathlon Ecully et Décathlon Limonest, ce membre de l’équipe arrivera 45 minutes plus tard que les autres. Mais la solidarité est le premier mot d’ordre : les 6 coéquipiers l’attendent patiemment dans le froid et avec le sourire !
Saute en route dans une voiture, Pierre, notre guide pour le week-end.
Après avoir admiré une dernière fois le soleil et profité de la chaleur qu’il apporte, nous allons tout sourire nous mettre au froid ! Notre première cible, La Cascade de Chatel. En plus d’un grand ciel bleu, nous avions commandé l’exclusivité sur la cascade.
C’est donc tranquille, qu’on réquisitionne une première petite cascade en amont de la cascade principale. Tout le monde peut ainsi monter, en tête ou en moulinette. Certains posent leurs premières broches (bien joué Jean-Louis, Clémence et Gaspard) tandis que les autres apprennent à avoir entièrement confiance en leurs pieds (on ne dirait pas comme ça mais ce n’est pas facile !) sous les conseils avisés de Pierre.
Une fois qu’on a usé la glace, on récupère tout le matos et on monte un peu plus haut, au pied de la Cascade de Chatel à proprement parlé. Et là c’est le pied ! Dissimulée dans la paroi que l’eau a creusé, la cascade laisse une voie magnifique. La glace s’est retirée du rocher pour laisser la place au grimpeur de monter tout en l’isolant du reste du monde. La glace reflète les couleurs gris-orangé que l’on a dans le dos. Le rocher poli par l’eau semble former une protection pour ce paysage : c’est beau, c’est vraiment beau ! Mais il faut redescendre, laisser sa place aux autres pour qu’il puisse aller admirer à leur tour. Comme il est déjà tard, nous n’avons pas le temps de sortir la cascade. D’autres voies sont installées sur l’ensemble de la cascade pour que tout le monde puisse en profiter.
Quand la nuit se fait sentir, nous retournons à la voiture, direction le refuge de Bonneval. Nico nous a tout prévu : on lance le repas en prenant l’apéro. Bien que la journée fût physique, nous avons les yeux plus gros que le ventre et on s’emballe un peu sur les quantités. Après un agréable repas, accompagné de récit de montagne, nous allons nous coucher.
Levé 7h. Comme Tina arrive à se retenir de faire la tournée des Décathlons de Bonneval, nous partons à l’heure !
Direction la Cascade de Rébruyant. Après 1h30 de marche, nous arrivons aux pieds. On regarde, on observe… c’est pas top. Enfin si c’est super beau, mais les magnifiques épées ne sont pas rassurantes. Ensemble on s’interroge, on discute, on boit un thé. On apprend surtout : la couleur de la glace, les fissures, pourquoi Pierre pense que ce n’est pas très prudent d’y aller. Et on repart ! Pierre choisit une autre cascade un peu plus loin : aucune épée menaçante à l’horizon, nous voilà partis. Pierre, Thierry et Benjamin ouvrent la voie, suivis de Gaspar, Clémence et Nicolas, puis suivis à leur tour par Jean-Louis et Tina. Chaque cordée pose et enlève ses broches, il neige, on ne voit presque plus la route, il fait froid : nous avons l’impression d’être en expédition en haute montagne ! Une première cascade nous amène sur un ressaut où une cinquantaine de mètres en corde tendue est nécessaire pour arriver à la cascade principale. Là encore, nous n’avons pas le temps de la sortir : notre petite marche de 2h du matin nous a fait commencer la cascade tard. Pierre pose une voie. Et puis il faut rentrer, l’heure tourne et la fatigue se fait sentir.
On arrive à la voiture recouverte de neige (on ne va pas se plaindre, enfin, la neige arrive !) et une fois le matériel rendu à chacun, nous voilà sur la route du retour avec de belles images en tête et bien mal de partout ! "